Menu Content/Inhalt
LES STORY-BOARDS PLONGENT DANS LA 3D

Cannes 2007- Le studio d'effets spéciaux de Duran Duboi propose aux réalisateurs de simuler leurs tournages dans des environnements virtuels. Certains sont présents sur la croisette, mais la confidentialité sur les projets est de rigueur…

 

 

Enki Bilal s'y est frotté dès 2001. Le réalisateur avait fait appel à une application pour créer en 3D le story-board de son long métrage  « Immortel Ad Vitam ». La fabrication durera plus de deux ans et constituera le point de départ de développement, par la société Duran Duboi, de nombreux outils appliqués à la production 3D.

 

Quelques années de développement plus tard, D-viz (pour Digital Visualisation) permet maintenant de représenter des décors avec davantage de texture, des couleurs, les mouvements des personnages et même les expressions de leur visage. Toutes les possibilités de mouvements de caméra (travelling, grue…) sont intégrées.
 « Il nous suffit de récupérer les photos des lieus de tournage et des acteurs pour modéliser les gabarits dans D-viz », explique Jacquemin Piel, le directeur du studio des effets spéciaux de la société.
A partir de là, le réalisateur dispose de tous les ingrédients pour jouer avec ses plans, ses focales dans un story-board animé.

 

D-viz n'est pas commercialisé par Duran Duboi comme un logiciel classique. C'est avant tout une porte d'entrée pour prendre place dans des productions. Ça a été le cas en 2003 dans le cadre de l'animation 3D du long métrage danois  « Ugly Duckling an Me » et de sa déclinaison en 26 épisodes pour la télévision. Toute la mise en scène de ce film d'animation a été réalisée grâce à D-viz qui permet aussi de créer les story-boards de productions plus traditionnelles.

 

Steven Spielberg inspiré par  « unreal tournament »

 

Un réalisateur français reconnu utiliserait actuellement l'application pour préparer son prochain film. Mais confidentialité oblige, l'identité du cinéaste reste cachée.

 

Le produit ne manquerait pas non plus d'interpeller quelques grands noms du cinéma à Hollywood, même si la plupart des studios développe leurs propres solutions.

 

« La prise en main de l'outil est facile. Lé réalisateur ne se voit proposer que des éléments qu'il connaît. ça lui permet d'optimiser son futur tournage en appréciant par exemple si sur telle scène il vaut mieux ou non placer des effets spéciaux ou encore le niveau de risque pour les cascadeurs ». Ce qui sert également à affiner le coût du tournage.

 

Bien entendu, D-viz fonctionne en réseau. Tous les métiers prenant part à un tournage sont donc susceptibles d'intervenir simultanément sur la simulation.
Pour les réalisateurs en herbe, il existe un marché du logiciel du story-board 3D avec des produits plus basiques dont les prix tournent autour de trois cents euros.

D'autres préfèrent réutiliser les environnements et les personnages des jeux vidéos pour simuler des scènes en y intégrant leurs propres mouvements de caméra. Même les plus grands.


C'est ainsi que Steven Spielberg a utilisé une partie de l'environnement du jeu « Unreal Tournament » pour préparer son film « A.I.Intelligence Artificielle ». C'était en 2001.

 

Par Rodolphe Helderlé

News.fr

Publié le 25/05/2007

 
< Précédent   Suivant >